Présentation

Agenda



Si vous partagez les idées du MNR

N'hésitez pas à adhérer au MNR le bulletin d'adhésion

http://www.m-n-r.net/soutiens_carte.htm 

 

Recherche

Accueil





 






Mercredi 25 mars 2009

Exclu MNR42.

 

Conférence de presse du 24 mars 2009




Annick Martin

Secrétaire générale du MNR


Relance économique et sociale :

rompre avec l'immobilisme et les archaïsmes politiques et syndicaux.


 



Trouver une issue à la crise économique, sociale et financière qui affecte notre pays depuis plus de six mois est possible à condition de rompre avec l'immobilisme et les archaïsmes politiques et syndicaux.


Pour cela, il est nécessaire de renoncer à la pensée figée, conformiste, stéréotypée, pavlovienne. Sortir de la crise, c'est forcément renoncer à prendre les chemins qui nous y ont conduits et à fortiori, refuser d'être guidés par ceux qui nous y ont amenés.

La cause de la crise : la mondialisation effrénée


 

Il est significatif qu'en France, de la droite à la gauche, personne ne veut donner une explication claire de la crise. Car cela impliquerait de facto de renoncer à l'idéologie qui est à l'origine de cette crise.


En effet, la crise actuelle n'est pas une crise conjoncturelle, mais une crise de la mondialisation dans ses fondements, ses concepts mêmes.

Depuis les années 90, le mondialisme s'est propagé à la majeure partie de la planète. Son objectif : imposer un grand marché mondial unique, l'idée étant que la multiplication des échanges devait entrainer l'augmentation des taux de croissance de toute la planète. Dans ce but, on a abaissé les barrières douanières et partagé le monde en pôles de compétences.


Mais la suppression des frontières, loin d'avoir entrainé une augmentation uniforme des niveaux de vie, a amplifié les différences entre les pauvres et les riches. La disparition brutale des frontières a mis en concurrence sauvage des économies et des conditions de production totalement déséquilibrées.

 

Ainsi les grosses entreprises ont pratiqué un vagabondage cynique à la recherche de main d'oeuvre toujours moins chère, pudiquement nommée « délocalisation ». Les entreprises moyennes ont été la proie de raids spéculatifs, avec pour conséquence : le chômage, rebaptisé « plan social ». Quant aux petites entreprises ni délocalisables ni achetables, à elles de payer la prise en charge des laissés pour compte toujours plus nombreux.

Ainsi s'est formé un cercle vicieux : le chômage augmente les charges et l'augmentation des charges coule les entreprises les moins solides et accroit le chômage. Parallèlement, les recettes fiscales et sociales s'amenuisent. Le savoir-faire industriel disparaît. C'est la récession.


  

La dérégulation des marchés financiers a fait le reste.

Dans ces conditions économiques, la finance ne présentant, apparemment, que des avantages, a pris le pas sur l'économie réelle : pas de gestion de personnel et des rentabilités indécentes par rapport à celles du travail. Peu à peu, les investisseurs ont donc lâché l'industrie et ont couru le monde, à la recherche d'entreprises condamnées à rembourser les crédits au moyen desquels elles ont été acquises et à verser de solides dividendes à leurs nouveaux propriétaires... jusqu'à ce qu'elles en meurent.


Ce pillage, cette destruction du tissu industriel, n'ont été possibles que parce que les états ont renoncé à leur rôle de contrôle et de régulation. Ils y ont renoncé au profit de la globalisation à marche forcée. En France, tous les gouvernements de gauche et de droite y ont travaillé avec acharnement. Le dernier épisode étant l'affaire du traité de Lisbonne qui impose la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes en provenance du monde entier, malgré le rejet par le peuple français du TCE.

 

Depuis sa création, le MNR n'a eu de cesse d'alerter l'opinion sur les dangers créés par la démission du politique, une économie brusquement mondialisée et un monde financier cupide et sans frontières.


 

Dans ce contexte, la plupart des grands pays ont pris des mesures exceptionnelles.


 

Les Etats-Unis ont mis en route un plan de relance menant de front le soutien à la consommation, à l'automobile et aux investissements ; B. Obama allant jusqu'à demander aux industriels américains d'utiliser de l'acier américain, ce qui a déclenché les foudres de l'Union européenne au motif de « protectionnisme »...


En Allemagne, A. Merkel, en difficulté avec des charges sociales déjà élevées qui renchérissent les prix à l'export, a augmenté le taux de TVA de 3 points, privilégiant ainsi la bonne gestion.


En France, si dans un premier temps N. Sarkozy n'a pas cédé aux sirènes de la relance par la consommation, ses 1000 projets gadgets ne font pas un projet et encore moins une vision. Quant aux Guadeloupéens qui ont obtenu une réévaluation de leurs salaires de 200 € mensuels, gageons qu'ils seront bientôt suivis d'autres insulaires.

La politique fiscale n'est pas très cohérente : au lieu de taxer les fast-food à 19,6% et de les aligner sur les restaurateurs classiques, on vient de créer une nouvelle niche fiscale en octroyant à ces derniers le bénéfice d'une TVA à 5,5%, alors qu'il aurait été plus judicieux de revoir le problème des charges. Bref, une politique brouillonne et sans envergure.

Mais surtout, malgré un endettement considérable, Sarkozy creuse encore les déficits. Cette année, l'état doit emprunter plus de 500 Mds supplémentaires pour financer le budget : 104 Mds pour combler le déficit prévu et 400 Mds au titre du remboursement de la dette... au point que Bruxelles a enclenché une procédure pour surendettement excessif et que le taux d'emprunt qui nous est accordé est supérieur de 0,3% au taux allemand. On emprunte pour « joindre les deux bouts » et rembourser de l'emprunt. L'état français fait de la cavalerie, c'est la méthode Madov.


 

Les propositions du MNR



 

les Français ont besoin d'un électrochoc et que l'on réponde à leur demande de justice, mais aussi de protection. Or qui dit protection dit régulation. L'état doit de nouveau remplir son rôle politique. Pour cela il faut cesser d'être schizophrène et faire un minimum de pédagogie. On ne peut pas vouloir en même temps le libre-échange total et une régulation protectrice.


La régulation des échanges


Le MNR a toujours préconisé une régulation des échanges commerciaux aux frontières et la mise en place d'écluses douanières. Compte-tenu de la brutalité de la concurrence mondiale, nous sommes favorables, comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises, à une taxe modulée selon 4 critères, en fonction des conditions de fabrication dans le pays producteur :

niveau de protection sociale,

niveau de protection fiscale,

niveau de qualité environnementale de la production

et facteur énergétique en fonction de l'éloignement de la zone de production.

Cette taxe à l'importation modulée en fonction des conditions de fabrication et d'éloignement des produits importés, pourra être partiellement remboursée en cas d'achat par le pays exportateur de produits français.


Les mesures d'économie


 

Elles passent par une réforme du fonctionnement de l'état qui devra être mise en oeuvre rapidement. On y ajoutera

un contrôle rigoureux des subventions aux associations,

des mesures anti-gaspillages,

et surtout la réduction du coût de l'immigration qui avoisine les 50 Mds / an.


La relance par les investissements


Il s'agit d'une mesure à moyen terme, le lancement d'un programme de grands travaux

portera ses fruits à 10 ans, en raison de la durée des études et de la réalisation des dits travaux.


Mise en place immédiate de la CSCA


Afin de restaurer une nécessaire justice sociale et que les entreprises et les salariés ne soient plus les seuls à contribuer au système de protection sociale, le MNR préconise la mise en place immédiate d'une cotisation sociale sur le chiffre d'affaires (CSCA) en remplacement des charges sur les salaires, tant pour la part salariale que pour la part patronale.

Il s'agit de répartir l'effort social sur l'ensemble des entreprises et des consommateurs de manière plus équitable.

Le système actuel prévoit de ne taxer que le travail.

Ainsi, une petite entreprise artisanale qui emploie une dizaine de salariés doit s'acquitter aujourd'hui d'un montant de charges sociales égal à 90 % des salaires versés.

En revanche, un importateur de meubles asiatiques travaillant seul avec une secrétaire, paiera 5 fois moins de charges sociales, même si son chiffre d'affaires est 10 ou 20 fois supérieur, ce qui n'est pas logique.

Il s'agit donc d'asseoir les garanties sociales sur une assiette beaucoup plus large, incluant les produits fabriqués hors de France.

Cette proposition est en rupture totale avec un système ancien (1946) devenu obsolète, en déficit chronique, pénalisant pour notre production et injuste.

Il s'agit d'une véritable révolution culturelle qui tient compte de l'évolution des besoins de la protection maladie et vieillesse.


Les avantages sont immédiats et inestimables


Pour les salariés

Dans l'immédiat, il s'agit d'une revalorisation de 23 % du salaire, le salarié touchant son salaire « brut ».

Après impôt et compte-tenu du renchérissement de la vie du à la CSCA, les bas salaires bénéficieront d'une augmentation du pouvoir d'achat de 18% et les salaires plus élevés de 10%.

En cette période de crise, cette forte augmentation du pouvoir d'achat à contributions constantes est précieuse et peut relancer significativement la consommation, permettre des investissements (immobilier) et même de l'épargne.


Pour les entreprises

Les entreprises qui emploient du personnel seront avantagées par rapport à celles qui emploient peu : la CSCA favorise l'embauche.

La taxe étant proportionnelle au chiffre d'affaires, les entreprises ne peuvent rencontrer de problèmes de trésorerie, la CSCA étant due, une fois les ventes effectuées.

Les fonds éventuellement épargnés peuvent être affectés aux embauches, investissements ou intéressement.

Les produits fabriqués en France pour l'exportation dans des pays qui ne pratiquent pas cette méthode sont plus compétitifs.

La CSCA favorise la lutte contre le travail clandestin qui devient moins intéressant pour l'employeur qui paie de toute façon ses cotisations sociales sur l'achat des matériaux (cas du bâtiment).

La CSCA est d'un calcul simple et peut continuer à être collectée par les URSSAF.


Pour la nation

la CSCA permet un financement des retraites plus sûr et plus facile à gérer, le seul facteur variable persistant étant l'âge de la retraite.

La CSCA permet un rééquilibrage entre les produits fabriqués en France et les produits fabriqués à l'étranger, car les produits importés sont taxés.

La création de la CSCA peut être un frein aux délocalisations : les entreprises cherchant la main d'oeuvre la moins chère, à partir du moment où les charges salariales sont supprimées, la délocalisation peut ne pas être intéressante. La CSCA peut même être un facteur de relocalisation.


Calcul de la taxe

il a été réalisé par Bernard Bornette et se monte à 4,3%.




Conclusion


Avec la CSCA, le MNR présente un projet ambitieux à coût neutre, facile à mettre en oeuvre, qui en cette période de crise pourrait donner un coup de fouet salutaire à notre économie et redonnerait non seulement du pouvoir d'achat aux Français, mais leur donnerait confiance dans notre capacité de rendre justice au travail.



13:34 .
Par Copernic - Publié dans : Communiqués national
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Retour à l'accueil

Adhésion/Audiotel

          

Il y a actuellement  32190  personnes connectées à Over-Blog dont   5  sur ce blog               

Chiffres Over-Blog
  : 
du 04/12/08
Visiteurs total  :    250 953
Pages total     :  1 008 515

Dont 772 visites 01/07


Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés